Je devais rester sur la bande de béton. Interdiction de le poser sur le gazon. Je le calais sur sa béquille, non loin de la porte de la buanderie. C'était ce qu'on appelait un "mini-vélo", pliable et tout basique. Blanc, enfin justement après la toilette.

Un peu ce style là.
C'était souvent le samedi. Jour de ménage général à la maison et donc de nettoyage pour tout le monde.
Mon père n'était jamais loin. Toujours un conseil à prodiguer ! Enfin, à l'époque je ne sais pas si je le prenais si bien ... Il était un peu trop présent ... et aujourd'hui si absent, évidemment.
Alors, donc, il fallait un seau que je remplissais d'eau très légèrement savonneuse, une éponge, un chiffon, et zou tout propre !
Je n'oublie pas que je faisais tout cela sous la haute surveillance de ma grand-mère qui habitait dans notre maison au rez-de-chaussée. Et qui elle, penchée à sa fenêtre, ne se gênait pas pour donner son avis ... d'experte, évidemment !
Je m'en souviens aujourd'hui, quelques 30 années plus tard (gasp). Et voilà qu'en ce samedi je me retrouve à dépoussiérer mon nouveau vélo. Mais là, pas de jardin, plus le regard bienveillant, je le sais maintenant, de mes parents.
Et me voilà dans le couloir d'une cave parisienne, sombre et triste, à rejouer une scène célèbre : "Minuterie !"

Le vélo : je vous présente "Merlin", oui c'est son petit nom. C'est un vélo hollandais acheté chez "Bicloune" avenue Beaumarchais dans le 4e arrondissement de Paris. C'est un modèle "Gazelle Lausanne" d'occasion et le début de nouvelles aventures je suppose ... enfin quand l'automne sera fini.
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